Louis XVII is not dead (enfin presque)

Jacques et René, deux militants royalistes dans la cinquantaine, se dépensent sans compter depuis des années afin de hâter le retour du roi. Un jour, ce beau militantisme se brise sur l’écueil de la réalité : les français, lobotomisés par la république, sont largement indifférents à leur combat.

Abattus, ils plongent dans l’alcool. Ils ont tout tenté et rien n’a marché ; pourquoi continuer à s’agiter ? En vidant une ultime bouteille, Jacques a une vision : Louis XVII n’est pas mort à la prison du Temple mais a été tenu prisonnier pendant plus de deux siècles (!) ; il vient juste de s’éteindre et a laissé un fils : Kevin

Tout sauf une comédie lourdingue

Kevin 1er n’est pas une de ces comédies pataudes comme on en voit trop souvent. Notre ambition est, au delà de l’humour, de traiter le thème de l’amitié, de faire le portrait sensible de deux amis.

Ajoutons à cela que Kevin est un film qui développe une philosophie audacieuse. La réponse que Jean et René trouvent à leur problème de motivation est… qu’il est urgent de s’illusionner !

Bien que tout à fait sains d’esprits, ils décident de s’attacher aux hypothèses les plus baroques. Il est parfois préférable de déraisonner que d’en finir avec ce qui est moteur dans l’existence.

Oui, mais tout de même une comédie

Kevin 1er déborde d’imagination. Pour vous donner un exemple de ces inventions cocasses, ont peut évoquer le F.L.I.C. (Front de Libération Capétien) qu’a créé Jacques et les fameux « flicages » qu’il réalise sous cette bannière.

« F… flicage » ? Entendez tout simplement par là une libération symbolique d’une portion du territoire national qui est restituée à la royauté.

Le plus cocasse c’est que ces « flicages » seront pris pour des manifestations artistiques et que nos compères seront les invités d’un festival d’art contemporain. Évidemment, cela va tourner à la foire d’empoigne !