Diffuser nos idées

Les royalistes sont des gens formidables : Ils sont dévoués, ils sont chevaleresques, ils engagent leur temps et leurs économies dans un combat à contre-courant de l’air du temps, mus par le souci d’accomplir un devoir.

Formidables… mais aussi un tantinet anachroniques. Malgré des progrès indéniables, notre milieu a encore du mal à user des technologies modernes. Je ne donnerai pas de leçon, moi qui n’ai pas de portable (!), mais mon parcours dans le court et le moyen-métrage me permet de mettre des moyens inédits, des moyens de cinéma au service de ces belles idées.

Kevin 1er est un long-métrage de fiction. Kevin 1er a l’ambition de rayonner hors de nos milieux, d’exposer à un large public la question royale et de changer le regard de celui-ci sur les royalistes.

Questions à l’auteur

Pourquoi faire un film ?

Pour rayonner, pour donner plus d’ampleur à notre combat. Les conférences, les hommages, les colloques sont des choses utiles mais ont tendance à attirer ceux qui sont déjà acquis à nos idées. Le long-métrage de fiction a un pouvoir de rayonnement incomparable.

Qui ira voir un film mettant en scène des royalistes ? Le sujet va rebuter certains tout de même.

Oui, les plus idéologues. Le sujet va rebuter certains personnes mais va en attirer d’autres. N’oublions pas que le film revêt les habits accueillants de la comédie et ne présente pas le visage d’un film de propagande.

Il y a plus d'une chapelle chez les royalistes. A laquelle appartenez-vous ?

A aucune… et à toutes. Je n’ai de carte nulle part et je ne m’interdis de fréquenter aucun cénacle, d’assister à aucune conférence pourvu que l’intelligence soit au rendez-vous. Kevin n’est pas le film d’un mouvement ou d’un parti, ni celui d’un prince. Il entend juste être le film qui pourra rappeler l’urgence de la question royale à nos contemporains et changer, si possible, le regard qu’ils portent sur les royalistes.

Les royalistes sont déjà objets de dérision. Ne craigniez-vous pas de ne pas arranger les choses en réalisant une comédie ?

On rit et on moque les royalistes d’autant plus qu’on ne les connait pas. Si les royalistes sont victimes de quelque chose, c’est surtout d’invisibilité. Mon duo comique de militants royalistes, qui est au centre du film, ne passe pas son temps à être ridicule. Ces deux hommes sont cocasses mais il ne sont jamais dérisoires, leur idéal n’est jamais moqué. Au contraire, ils apparaissent comme extrêmement dévoués et tenaces, et si quelque chose est bien perceptible dans ce combat difficile c’est qu’il est entrepris pour le bien commun et qu’ils n’en tirent aucun avantage.

Quelles sont vos références en matière de cinéma ?

Les classiques ! Les classiques de quelque nationalité qu’ils soient. Les classiques américains, mais aussi français ou la comédie italienne qui savait être si vache et inventive. S’agissant de Kevin 1er, on peut citer pour le situer « Passe montagne » de Jean-François Stévenin qui conte une belle histoire d’amitié. Toujours dans le registre de l’amitié, on peut songer à ces hommes que l’on croise dans les bars de nuit des films d’Ozu, ces anciens combattant qui descendent des litres de saké en se demandant comment ils ont bien pu perdre la guerre du Pacifique alors qu’ils étaient si courageux.