Scénario à l’école des maîtres

A quoi sert de faire de magnifiques images si on n’a pas grand chose à dire ou si on ne sait pas comment le dire ? Fort de ce constat, Joël François a passé de longues années à se former à l’art du scénario. Les deux maîtres dont il a reçu l’enseignement sont parmi les plus éminents.

Le premier, Marvin Albert, a travaillé pendant dix ans à Hollywood où il a signé nombre de polars, en particuliers la série des Tony Rome, interprété par Frank Sinatra.

Le second Antoine Tudal, est l’auteur du scénario des “Dimanches de ville d’Avray”, film ayant remporté l’oscar du meilleur film étranger.

Cinéma de genre

Les film d’auteur à la française, sont merveilleux, plein de sincérité, parfois talentueux… mais aussi un tantinet académiques. Par film d’auteur à la française, nous entendons notamment ces films qui se saisissent directement de sujet forts, qui traitent de détresses sociales, des affres de la filiation ou de la parentalité.

Les sujets forts ne sont pas interdits… mais n’oublions pas l’imagination. On n’est pas obligé de prendre de front un sujet, on peut se payer le luxe d’un détour, le luxe de la fiction, qui crée bien souvent des situations plus parlantes.

Dans son dernier film, « Le viandeur masqué« , Joël François peint les relations difficiles entre une mère et son fils. Une fiction larmoyante ? Pas tout à fait. Le fils en question est un catcheur professionnel qui a été victime de la jalousie de ses compagnons de ring et qui a tourné… serial killer.

Ajoutez un survivaliste qui veut transformer une sortie dans les bois entre amis en stage de survie, et un maire démago qui travaille à sa réélection, et vous avez les ingrédients d’une fiction créative à la Joël François.