Bugdet

Kevin 1er est un film indépendant. Il appartient à cette grande famille des films dont le budget se situe entre 20 000 et 50 000 euros.

Plus précisément, il est dans le bas de cette fourchette, aux alentours de 20 000 euros. Cela peut sembler dérisoire quand on songe aux coûts d’un film produit dans le système, mais cela est tout de même suffisant.

D’abord, parce que Kevin 1er reste très sobre en ce qui concerne les cascades automobiles, les tremblements de terre et les avions qui se crashent.

Ensuite, bien sûr, parce qu’il s’appuie sur un groupe de techniciens  et de comédiens expérimentés et très motivés qui ont accepté d’être en participation sur ce film et qui seront récompensés de leurs efforts aux premières recettes du film.

Calendrier

Le tournage de Kevin 1er débutera en septembre 2018. Cela peut paraître loin mais pour nous cette année va passer à toute vitesse.

Automne 2O17
  • Lancement du site, de la chaîne YouTube, animation des réseaux sociaux
  • Premiers repérages
Hiver 2017/2018
  • Campagne de crowd-funding
  • Découpage technique, Story-board
Printemps 2018
  • Recherches des accessoires
  • Création des costumes, essayages
  • Répétitions
  • Repérages
  • Casting rôles secondaires
  • Autorisations de tournage
Été 2018
  • Dernières répétitions avec la figuration
  • Essais caméra et objectifs
  • Composition de la musique originale
Automne 2018
  • Tournage (4 semaines)
  • Premier montage
Hiver 2018/2019
  • Montage
  • Mixage son
  • Étalonnage
Printemps 2019
  • Sortie du film, livraison des DVD
  • Succès planétaire, sacre du roi à Reims, etc…

Questions au producteur

On peut tourner pour pas cher mais avez-vous une expérience en la matière ?

L’association Ciné Praxis qui nous soutient possède du matériel de cinéma. Elle met à notre disposition des lumières, des moyens de prise de son, une petite bijoute, une véritable caméra de cinéma ainsi qu’une station de montage. Par ailleurs, notre réalisateur a une expérience réelle des films à tout petit budget. Ses deux derniers films, Rollinade arrière (35 minutes), Le viandeur masqué (47 minutes) ont été tournés avec un budget de quelques milliers d’euros chacun.

Peut-on vraiment réaliser un long-métrage pour 20 000 euros ?

Oui. En fait, cela dépend de ce qu’il y a dedans. Kevin 1er reste très sobre en ce qui concerne les cascades automobiles, les tremblements de terre et les avions qui se crashent. Bonne nouvelle, le caractère captivant d’un film dépend moins de la quantité de matériel détruit ou accidenté à l’image que du piquant des situations, de personnages hauts en couleur, bref, de l’écriture, travail dans lequel nous avons particulièrement investi.

Ne pourriez-vous pas trouver une société de production pour vous soutenir ?

Nous avons fait cette démarche, nous avons contacté les plus importantes sociétés de production de Paris… sans succès. Relativisons le propos. Le scénario a été bien accueilli, les commentaires étaient fréquemment élogieux mais lorsqu’il s’est agi de parler concrètement de production, les sociétés ont souvent invoqué un calendrier de production déjà trop chargé (crédible) ou un sujet neuf mais selon elles trop engagé politiquement.

Ce que nous retenons de cette approche, c’est que la curiosité était véritable, que si ces sociétés se sont montrées timorées à aucun moment notre sujet n’a suscité de l’hostilité. En bref, nous sommes certains qu’une fois réalisé, les circuits traditionnels de la distribution ne nous serons pas fermés, que Kevin 1er aura une vraie vie de film.

Un film à petit budget peut-il rencontrer le succès ?

Oui. Nous ne nous attarderons pas sur « Le projet Blair Witch », qui n’est pas dans notre esthétique, mais citerons plutôt « Slacker » de Richard Linklater, devenu film culte alors qu’il n’avait coûté que 23 000 dollars.

Le casting comportera-t-il des vedettes ?

Oui et non. Notre micro budget rend difficile la présence de stars dans des rôles principaux demandant une grande disponibilité, une grande implication. En revanche, le scénario foisonne de petits rôles que des guests peuvent venir habiter le temps d’une journée de tournage. C’est une pratique qui est courante dans le cinéma ; les stars ne rechignent pas à venir sur de petits films pourvu que les rôles soient sympathiques (or, vous l’avez compris, Kevin 1er est un projet éminemment sympathique).